• Pfiou !

    10 jours ? (Nan mais je sais que ça fait plus, mais bon j'ai la flemme de compter) . Ouais, il s'en est passé des choses.

    D'abord, j'ai aidé à retaper une maison. En gros j'ai arraché de la moquette et retirer des clous du sol.

    Ce jour là, on était chez le frère de D. A la base on pensait que c'était pour son déménagement, sauf que nan, avant d'emménager, il fallait retaper sa nouvelle baraque temporaire (en plus ouais, il va pas y vivre longtemps, puisqu'il va construire sa maison à côté et détruire celle qu'on a retapé.) C'était cool, j'ai pas vu trop d'araignée, ce qui a été super ! (Y en avait une ignoble et énorme dans un des lavabos, mais je n'ai plus remis les pieds dans cette salle là par la suite, donc ça va encore) .

    Ce jour là a été plutôt fun sur l'ensemble, sauf quand le chien de chasse a bouffé sa laisse pour aller chasser et laisser couler sa soif de tuer. En fin de compte on l'a retrouvé assez vite, couvert de purain, ce qui a empesté la voiture au retour.

     

    Après ça, Amsterdam. Oui, c'était cool. Oui, ça sentait Marie-Jeanne à chaque coin de rue. Non, je n'ai pas essayé de space cake. et non je n'ai pas mis les pieds dans le quartier rouge (bien que j'étais assez curieuse quand même.)

    Nan mais en gros, on a bu un café (oui oui juste un café), on a marché, pris des photos, et acheté des sucettes.

    C'est une très jolie ville, mais je trouve que le flot de touristes gache tout. En fait, j'ai appris qu'Amsterdam est surtout connu pour son QR et parce que les gens descendent de l'avion directement dans cette ville et comme tous ses clichés son étalés devant vos yeux, les touristes ne bougent pas.

    En fin de compte, si vous voulez aller en Hollande pour la consommation plus ou moins phytothérapeutique à base de MJ, je vous recommande vivement Utrecht.

     

    Puis on a pris le bateau pour rentrer en Angleterre. Près de 6 heures sur un navire, pour une fille comme moi qui a le mal de mer c'était juste horrible magnifique.

    En vrai j'ai dormi sur le pont supérieur, au soleil, et dans une brise fraîche qui n'était pas désagréable.

     

    En Angleterre, on est allé visiter des marais vraiment très cool à Stiffkey, prononcé Stuuufi (long u et i court). Un bon repas au pub avant pour nous donner 1. du courage et 2. une bonne raison de brûler des calories.

     

    Puis j'ai pris l'avion pour la Norvège, ce qui a été trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès crevant.

    J'ai emménagé dans ma petite chambre d'étudiante (non sans voir avec horreur que je n'avais ni draps, ni couette, ni oreiller, ni serviettes)et voilà j'ai commencé les cours...

    J'ai rencontré des personnes méga sympa, la plupart des chinois tous adorables, et comme on ne parle quasiment pas du tout la même langue, on se parle tous en Anglais alors c'est vachement cool.

    Par contre je suis la seule à rester 9 mois, les autres partent au bout d'un semestre. Alors je devrai refaire la semaine d'intégration avec les nouveaux étudiants pour le semestre 2.

     

    Au prochain article je vous parlerai de ce pays qui va être mon chez moi pendant presque un an, parce que là, on m'attend pour un BBQ.


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    Avant d'arriver complètement à destination dans le pays des Vikings pour y vivre pendant 9 mois, je passe quelques temps en Hollande, un peu comme des dernières vacances avant le grand saut.

    Que dire jusque là de la Hollande ?

    On pense tout de suite à Amsterdam, les boutiques spécialisées dans la vente de notre chère (ou pas) Marie-Jeanne, le quartier rouge avec ses merveilleuses vitrines très vivantes.

    La Hollande, c'est bien plus que ça. Déjà, il y a d'autres villes. No Sh*t Captain. Dont Utrecht. Une ville très jolie, avec de beaux cafés (où j'ai pu déguster des thés au gingembre frais à en tomber par terre), de jolies vitrines (d'art en particulier), une architecture très à mon goût, et surtout beaucoup d'histoire.

    Ah. Un truc me revient en mémoire. Le cliché des vélos. En fait, ce n'est pas un cliché. Tout le monde se balade en vélo. Les Hollandais ont des pistes cyclables de rêve ! Super lisses, bien voyantes, très bien entretenues... Pas étonnant que tout le monde utilise ce moyen de locomotion. En plus d'être bon pour l'environnement, c'est un mode de transport très sain pour le corps. Ils ont tout un réseau de pistes cyclables pour aller d'une ville à une autre, un oeu comme nous nous avons les lignes de bus inter-régions. 

    "Pour aller de Zeist à Utrecht, il faut prendre X piste, et vous en avez pour 56 minutes !"

    C'est parfait pour Pokemon Go du coup !

    Bref, je divague un peu... Tout ça pour dire, que je n'ai jamais vu autant de vélo en si peu de temps. Même le Tour de France me parait palot, maintenant.

    Je me demande tout de même où les gens en appartement stockent leur bicycle, parce que non, ce ne sont pas comme nos VTT ou vélos de ville, ils sont beaucoup plus grand, plus lourd, mais beaucoup plus confortable. Il y a bien des garages à vélos dans certains quartiers, mais je suis presque sûre qu'il n'y a pas  assez de place pour tout le monde.

    Re-bref ! Utrecht est une très jolie ville, très dynamique, mais je ne dirais pas non à un petit détour à la Venise de la Hollande avant de quitter ce pays.

     


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  • On pense que tout plaquer, tout laisser derrière, c'est facile.

    Je peux vous garantir que non. En fait, ça demande énormément de préparation, du temps et de l'organisation. Ce n'est donc plus tout plaquer sur un coup de tête, mais je prépare mon départ "tout plaquage".

    L'expression tout plaquer insinue que je vais changer du tout au tout, que je changerait de filière, de comportement, de style de vie, d'habitude... Bon même s'il y a certains points qui risquent de changer,  je compte rester moi même ; c'est-à-dire chieuse, emmerdante, et socially awkward.

    Je vais changer, ça c'est sûr. Je vais me mettre à faire du sport, je vais manger sainement et perdre le poids qui me gêne. De toute manière, je n'aurais pas le choix, la bouffe en Norvège est si chère, et je suis si pauvre, que je n'aurai pas d'autre choix que de manger peu. Bye bye kilos en trop !

    Enfin bref, je ne suis pas ici pour vous dire que je vais perdre du poids. Enfin, pas dans cet article.

    Ici, je viens annoncer mon année Erasmus en Norvège. Bon, vous l'aurez compris plus haut, et je ne fais que radoter, quelque chose que j'aime faire.

    Comment dire ce que je ressens de cette aventure qui s'offre à moi ?

    J'ai peur. Très peur. J'appréhende. Je suis toujours restée chez mes parents (ou grands parents), ou bien j'étais encadrée quand je suis allée à l'internat. Tout ce qui est budget, travailler pour me nourrir et payer mon loyer n'était que des concepts que je n'arrivais pas forcément à comprendre. Et c'est ça qui me fait peur. Je ne sais pas si je vais y arriver seule. Mais bon, on apprend à la dure des fois.

    Aussi ce qui est difficile dans mon départ est de laisser les gens que j'aime derrière moi. Ma famille, mes amis, mon amour. Je sais que je ne vais pas les revoir pendant 9 mois, et je me sens déjà seule.

    Vous pourriez me dire "bah prend l'avion et va les voir". Ahah. Si seulement. Je suis tellement pauvre que je ne compte même pas aller au cinéma une fois de temps en temps, je compte pas acheter de petits gâteaux au supermarché. Je vais juste bouffer des pâtes et des pommes de terre et des œufs pendant ce temps.

    Enfin, pour dire que mes proches me manquent et vont me manquer.

     


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  • A regarder avec du recul, je crois que le moment où tout a commencé à s'émietter, c'est le soir où, après avoir mangé avec mes parents, mon petit frère et ma petite sœur, mes siblings et moi-même préparions notre projecteur pour regarder un film, nous avions entendu nos parents se disputer. Je ne me rappelle pas très bien de quoi, ou comment cela avait commencé, mais je me rappelle, aussi distinctement que le jour où j'ai retrouvé mon premier chat mort, ou quand je suis allée visiter ma mère à la maternité juste après la naissance de ma sœur, que ce n'était pas la première fois.

    Je me rappelle le sentiment viscéral qui s'était répandu dans mon abdomen. Ainsi que le fois où je m'étais moquée d'Erwan F. en CM1 parce qu'il pleurait. J'avais appris ce jour là que ses parents divorçaient, et je m'étais clairement exprimée sur le fait qu'il pleurait pour attirer l'attention de la maîtresse. Et les pièces du puzzle se sont assemblées. J'avais 10 ans.

    Maintenant que j'y repense, je me demande comment à cet âge là, j'ai pu saisir ce qu'il se passait autour de moi. Et l'effroi qui s'en suivi m'a brisée à jamais. Je me rappelle d'avoir rapproché mon frère et ma sœur, âgés respectivement de 8 et 7 ans, et d'avoir révéler mes soupçons.

    Ma sœur est allée tout de suite dans la pièce d'à côté, la cuisine, et est allée voir ma mère. E. moi-même nous sommes cachés dans le couloir guettant la réponse.

    "Maman, E-J pense que vous allez divorcer."

    L'attente a été la pire de tout ma courte vie.  Nos parents nous ont rassemblés autour de la table. Mon père a essayé de nous faire comprendre qu'ils allaient tout faire pour que ce n'arrive pas. Ma mère, elle, a tout brisé.

    "Oui. On divorce."

     

    Je crois que ce que j'ai ressenti à ce moment ressemble quand un miroir se brise. Il se fissure, se casse et dégringole en morceaux.

    A partir de ce moment là, j'ai eu l'impression de marcher sur les bouts de verres, tranchants mes pieds à chaques pas. Si je veux aller de l'avant, je dois m'abîmer, je dois souffrir. Je dois laisser des traces de sang sur le chemin.

    Je sais que beaucoup de famille ont vécu le divorce, que beaucoup d'autres sont dans le même cas que moi. Mais j'ai le sentiment que c'est ce qui me donne une vision tordue de la famille. C'est pour ça que des fois, je déteste ma mère. Que je déteste ma sœur, que je déteste mon frère. La seule personne que je n'arriverai jamais à détester, c'est mon père. Même s'il a brisé quelques promesses, même s'il m'a mise mal dans ma peau, c'est la seule personne pour qui je donnerai ma vie.

     

    C'est par une soirée sombre, que ma vision du monde s'est à jamais brisée.


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  • Ça fait quelques mois, déjà, que je réfléchis à ouvrir un blog. Il ne parlera pas de ce que j'aime, ou de ce que j'idolâtre, mais de moi, tout simplement.

    Je ne souhaite pas faire le buzz, je ne veux pas être connue, ni populaire, ni quoi que ce soit d'autre. Je veux juste vider ce que j'ai sur le cœur. Une sorte de journal intime. Mais pas si intime que ça, en fin de compte.

    Ici, je vais me plaindre, de ma famille, de mes amis, de mes amours, de mes emmerdes. Ici, je vais sauter de joie. Ici, je vais vivre. Je ne sais plus depuis quand j'ai l'impression de porter un masque. En fait, je ne sais plus depuis quand je ne suis plus moi. Aussi loin que je me souvienne, je me rappelle de devoir changer ce que je pense en face des autres pour me fondre dans ce qui m'entoure. Je ne me rappelle pas de dire "FUCK! je suis comme ça, un point c'est tout!" et d'assumer d'être moi-même.

    En fait, je n'ai plus l'impression d'avoir d'identité propre.

    Pourtant ma vie n'est pas si terrible. Pardon, elle est bien. Je suis en très bonne santé. En surpoids simplement. Je me sens mal dans ma peau, mais ça c'est peut-être parce que je ne suis pas honnête avec moi-même. J'ai une famille. Un toit. Trois chats. J'ai des amis. Quelques uns. Qui me suffisent. Je crois.

    On dirait une déprimée, non? Ici, vous n'aurez que ça. Je vais me plaindre. De tout et de rien. Je vais complimenter, tout et rien. Et si ça vous plait pas, eh bien passez voir ailleurs si j'y suis. Ici, c'est moi, ma vie et mes envies.

    My everyday life, sera mon havre de paix. Et narrera mes pensées, mes envies et surtout tout ce qui se passe durant ma petite vie minable d'insecte terrestre.


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